

Zoonoses et dégâts.
Il existe plusieurs dangers liés au surpopulation de pigeons, ainsi que la dégradation des cultures, en voici quelques exemples.

Différentes maladies transmissibles à l'homme.
1. Psittacose
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Agent responsable : Chlamydia psittaci
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Transmission : par inhalation de poussières contaminées (fientes séchées, plumes, nids).
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Symptômes : fièvre, toux, maux de tête, douleurs musculaires, difficultés respiratoires.
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Gravité : peut évoluer vers une pneumonie sévère si non traitée.
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Risque de mort : rare mais possible en l’absence de traitement antibiotique.
2. Cryptococcose
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Agent responsable : Cryptococcus neoformans (champignon présent dans les fientes).
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Transmission : inhalation de spores fongiques présentes dans les excréments secs.
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Symptômes : maux de tête, fièvre, toux, atteinte des poumons et du système nerveux.
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Gravité : surtout dangereuse chez les personnes immunodéprimées.
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Risque de mort : oui, dans les cas graves non traités.
3. Histoplasmose
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Agent responsable : Histoplasma capsulatum (champignon microscopique).
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Transmission : inhalation de spores présentes dans les fientes d’oiseaux accumulées.
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Symptômes : toux, fièvre, fatigue, atteinte pulmonaire parfois sévère.
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Gravité : souvent bénigne, mais peut devenir mortelle chez les personnes fragiles.
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Risque de mort : faible, mais réel dans les formes graves.
4. Salmonellose
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Agent responsable : Salmonella spp.
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Transmission : contact direct avec les fientes, ou contamination indirecte d’aliments ou d’eau.
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Symptômes : diarrhées, fièvre, vomissements, douleurs abdominales.
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Gravité : la plupart du temps bénigne, mais peut être dangereuse chez les enfants, personnes âgées ou immunodéprimées.
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Risque de mort : faible mais possible dans les cas sévères.
5. Toxoplasmose
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Agent responsable : Toxoplasma gondii
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Transmission : contact avec des sols ou surfaces contaminées par les fientes d’oiseaux.
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Symptômes : souvent discrets (fatigue, fièvre), mais graves chez la femme enceinte ou les personnes immunodéprimées.
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Risque de mort : rare, mais possible dans les formes neurologiques graves.
💬 En résumé
Les pigeons peuvent héberger et transmettre plusieurs agents pathogènes dangereux pour l’homme, surtout dans les zones à forte concentration.
Une régulation raisonnée et un entretien régulier des lieux infestés sont essentiels pour protéger la santé publique.
Les dégradations causées par les pigeons.
Au-delà des nuisances sonores et sanitaires, une colonie de pigeons provoque des dommages matériels importants sur les bâtiments, souvent insidieux mais bien réels au fil des années.
Les pigeons ont pour habitude de picorer les joints des murs en pierre afin d’y prélever le calcium nécessaire à la formation de leurs œufs.
Cette recherche minérale fragilise peu à peu les maçonneries : les pierres se déchaussent, les murs se fissurent, et certains éléments finissent par tomber avec le temps, mettant en péril la sécurité des passants comme la conservation du patrimoine.
Les fientes de pigeons, quant à elles, sont fortement acides.
En s’accumulant sur les tuiles, corniches, gargouilles ou structures métalliques, elles provoquent une corrosion progressive.
Les toitures deviennent alors moins étanches, favorisant les infiltrations d’eau, la dégradation du bois et, à terme, un coût de rénovation élevé.
Outre ces effets visibles, les nids et fientes obstruent fréquemment les gouttières et les évacuations d’eau, entraînant des débordements et des infiltrations dans les murs.
Face à ces dégâts cumulatifs, une régulation raisonnée et continue des populations de pigeons est la meilleure solution pour préserver la sécurité, la durabilité et l’esthétique des bâtiments.
Dégât sur les cultures agricoles.
Les corvidés, comme les corbeaux freux et les corneilles noires, peuvent provoquer des pertes considérables dans les cultures agricoles, notamment au moment des semis et de la levée des jeunes plants.
Intelligents, organisés et méfiants, ces oiseaux agissent souvent en groupe, rendant leur régulation difficile sans une stratégie adaptée.
Les semences fraîchement mises en terre — en particulier le maïs, le tournesol, le blé, ou encore certaines légumineuses — sont leur cible privilégiée.
Les corneilles repèrent rapidement les parcelles fraîchement semées, déterrent les graines une à une et les consomment avant même la germination.
Elles peuvent également arracher les jeunes pousses au stade de levée pour atteindre les grains encore tendres, entraînant parfois la destruction totale de zones entières de cultures.
Au-delà de la perte directe de plants, ces attaques causent des manques à la levée, des trous dans les lignes de semis, et nécessitent souvent des ressemis coûteux.
Les exploitants se retrouvent ainsi confrontés à une baisse significative du rendement, accompagnée d’un surcoût de travail et de matériel.
Dans les zones particulièrement touchées, la présence dissuasive de rapaces s’avère être l’une des méthodes les plus naturelles et les plus efficaces.
Le vol régulier de buses ou de faucons dans les parcelles crée un sentiment d’insécurité durable au sein des bandes de corvidés, réduisant fortement leur retour sur les champs protégés.
Ainsi, la fauconnerie d’effarouchement permet d’assurer une protection écologique et respectueuse des cultures, tout en restaurant l’équilibre entre l’agriculture et la faune sauvage.


